Déficience visuelle : quelle scolarité pour les enfants ?


10 Novembre 2017


Enfant et handicap
Etre malvoyant ou non-voyant n’empêche pas d’aller à l’école. L’équipe encadrante doit juste tenir compte des difficultés rencontrées par l’enfant pour l'aider dans ses apprentissages.
article_img
Suivre une scolarité quand on est déficient visuel est tout à fait possible. L'élève est accueilli à l'école dans le cadre d'un projet personnalisé de scolarisation (Pps) validé par la Maison départementale des personnes handicapées (Mdph).

Les principales difficultés d’un élève malvoyant concernent la lecture, l'écriture et la visualisation des informations (au tableau, sur les cartes de géographie, sur les photocopies...). Pour y pallier, il peut avoir recours à un ordinateur avec un logiciel de synthèse vocale, des livres audio ou du matériel privilégiant le tactile, par exemple.

Les élèves non-voyants utilisent, eux, la mémorisation, le toucher et apprennent le braille. Un ordinateur à plage braille favorise la prise de notes et les recherches sur Internet. Un aménagement du système d’évaluation et un tiers-temps pour les examens sont également possibles.

« Les aménagements de scolarité se construisent à partir des besoins de l'élève et en fonction des apprentissages attendus, explique Véronique Amathieux, médecin au service de santé scolaire de Bordeaux. Si l'enfant présente un manque d'autonomie important face aux tâches scolaires proposées, un accompagnant des élèves en situation de handicap (Aesh) pourra le guider. S'il rencontre des obstacles dans d'autres domaines de son développement, un accueil en classe Ulis* pourra être envisagé. »
 

Projet individualisé d’accompagnement


L'enfant peut également être soutenu par un enseignant spécialisé mais aussi bénéficier d'une rééducation dispensée par des professionnels d'un service d'aide à l'acquisition de l'autonomie et à la scolarisation (S3as). L'équipe pluridisciplinaire composée d’ophtalmologistes mais aussi d’orthopédistes, d’instructeurs en locomotion ou encore d’ergothérapeutes met en place un projet individualisé d'accompagnement (Pia) en accord avec les parents.

Enfin, des aides financières existent. L'allocation d'éducation pour l'enfant handicapé (Aeeh) est versée par la Caf. Un complément peut être obtenu auprès de la Caf ou bien auprès du Conseil départemental par le biais d'une prestation de compensation du handicap (Pch) afin de financer des aides techniques. Ces dispositifs ont pour but de soutenir les familles pour l’entretien et l’éducation de leur enfant.

* Unité localisée pour l'inclusion scolaire

 
Mots clés : allocation d’éducation de l’enfant handicapé (Aeeh) , école , enfants , handicap , prestation de compensation du handicap (Pch)

Gratuit:
Abonnez-vous
par thème


Actualités


Articles les plus lus

Aide