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Apprentissage/professionnalisation : quel contrat choisir ?

Apprentissage et professionnalisation : deux contrats qui se déroulent en alternance, et qui permettent de se former de façon théorique et pratique. Comment les distinguer et choisir le contrat le plus adapté ? En voici les quatre grandes différences.


837 000 contrats en alternance ont été signés en 2022, se rapprochant ainsi du million visé par le Gouvernement. Qui dit alternance, dit contrat d’apprentissage et de professionnalisation, tous deux avec des « taux d’insertion très encourageants, permettant d’acquérir de l’expérience professionnelle et des compétences », résume Nicolas Paillet, coordinateur des équipes emploi-formation Île-de-France chez Opco Atlas. Si aucun contrat n’est meilleur qu’un autre, il est pourtant nécessaire de les différencier pour choisir le plus adapté.

 

1.    La qualification

Le contrat d’apprentissage est automatiquement certifiant, ce qui signifie que la formation est enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles (Rncp). « Ainsi, elle est reconnue et diplômante ou fait l'objet d'un titre à finalité professionnelle ». Le , en plus d’être certifiant, peut être qualifiant, c'est-à-dire qu'il permet d'obtenir une qualification professionnelle reconnue, au choix : par le Rncp, par un certificat de qualification professionnelle (Cqp) de branche, ou par une convention collective nationale. « France Compétences détermine si la formation peut être enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles (Rncp), ce qui lui permet d’être reconnue et donc diplômante ou faisant l'objet d'un titre à finalité professionnelle ».

2.    L’âge

À chaque contrat sa limite d’âge : un contrat de professionnalisation peut être signé de 16 à 25 ans et au-delà si l’on est demandeur d’emploi ; et jusqu’à 29 ans révolus avec un contrat d’apprentissage. « Bien qu’il existe des cas dérogatoires », précise Nicolas Paillet.

3.    La formation

Les heures de cours théoriques varient d’un contrat à l’autre : le temps passé en cours correspond à 25% minimum de la durée de la formation sur une année pour un apprenti. Pourcentage qui peut passer à 15% pour un contrat de professionnalisation, à visée d’insertion rapide, avec plus de temps passé en entreprise.

4.    La rémunération

Les deux contrats font l’objet de grilles de rémunération établies par l’État, tenant compte de différents critères. Ainsi, pour le contrat de professionnalisation, le salaire minimum de base (brut) va de 55% du Smic pour les moins de 21 ans à 100% du Smic à partir de 26 ans. Les taux varient en contrat d’apprentissage. Ce dernier permet d’être exonéré d’impôts si le salaire ne dépasse pas 79% du Smic (brut) et si certaines sont allégées.

À noter que ces deux contrats permettent de bénéficier de différentes aides financières, en fonction de son âge et de sa situation. Ces aides sont essentiellement versées par la Caf, son Cfa, son Opco ou encore par Pôle emploi : aides au logement, aides pour les transports (dont le passage du permis de conduire), ou pour acheter son équipement de travail.
Victoria Louvel

 

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