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Seniors dépendants : rester chez soi, c’est possible !

Avec l’âge, certains séniors voient leurs capacités décliner jusqu’à devenir dépendant. Dès les premiers signes, des aides sont proposées afin de permettre à la personne âgée de rester chez elle le plus longtemps possible, en fonction de ses besoins et de ses choix.

 

Être senior dépendant et rester chez soi ? « Une question de choix, dans la limite de ses capacités financières et de sa sécurité », résume Fabienne Debernard, responsable de pôle au sein de la Direction autonomie des Yvelines. « L’enjeu ? Respecter un maximum la volonté de la personne, même quand ses capacités cognitives et physiques diminuent », confirme Marilyne Brement-Marchesseau, médecin coordinatrice de la Direction de l’autonomie du même département, qui ajoute : « Un senior dépendant peut rester à domicile avec des aides adaptées le plus longtemps possible. » 

 

L'Apa, l'aide de référence

À partir de 60 ans et dès les premiers signes de fragilité, il est possible de constituer un dossier de demande d’allocation personnalisée d’autonomie (Apa), et de l’envoyer au département concerné (chargé de l’évaluation de la perte de dépendance et du financement des prestations associées). Le dossier est ensuite étudié, puis une équipe médico-sociale s’entretient avec le demandeur et ses proches pour évaluer sa situation, ses besoins et confirmer son entrée dans la dépendance. « L’Apa est ensuite calculée en fonction de ses ressources et de son niveau de dépendance, explique Fabienne Debernard. Cette aide permet de prendre en charge tout ou une partie des dépenses nécessaires pour vivre à domicile malgré la perte d’autonomie. » 
En pratique ? L’Apa peut financer de 0 à 90% du plan d’aide. Plus précisément, les personnes dont les ressources sont inférieures à 815 €/mois sont exonérées de participation ; celles comprises entre 815 et 3000 €/mois ont droit à une Apa modulée. Au-delà de 3000 €, la personne finance 90% de ses aides.    

 

Une prise en charge adaptée à tous les besoins

Présence d’un(e) auxiliaire de vie pour la toilette, les repas ou le ménage ; pédicurie, changement de couverts, de baignoire, téléassistance, transport… De nombreux soutiens sont proposés dans le plan d’aide du département. Mais tous ne sont pas couverts par l’Apa : sécurité sociale, mutuelles et caisses de retraite peuvent aussi co-financer l’adaptation du domicile. « De plus en plus de sociétés privées proposent des aides, comme la domotique », ajoute la responsable de pôle.
Autres aides ? La Carte Mobilité Inclusion mention invalidité, permettant notamment de bénéficier d’une réduction d’impôts. Les associations pour seniors implantées dans tous les départements, représentent aussi un soutien non négligeable. « Difficile de se dire que l’on va devenir dépendant… D’où l’importance d’informer et de dédramatiser », ajoute Marilyne Brement-Marchesseau.

Prévenir la dépendance est l’une des missions d’un pôle autonomie. Elle s’avère d’autant plus décisive avec le vieillissement croissant de la population : d’après l’Insee, d’ici à 2050, les seniors seront plus nombreux que les jeunes, représentant une augmentation de plus de 20% par rapport à aujourd’hui. Un vrai défi d’accompagnement pour les départements.
 

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