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Alzheimer : poser le diagnostic est déterminant

Rien de plus courant en vieillissant que de perdre un peu la mémoire. Alors, quand faut-il s’en inquiéter et consulter ? A quoi peut-on reconnaître un début de maladie d’Alzheimer ? Explications.

 

La maladie d’Alzheimer touche environ 1,2 million de personnes en France, selon l’association France Alzheimer. Au-delà de 85 ans, une personne sur quatre est atteinte. Pourquoi diagnostiquer dès que possible une maladie qu’on ne peut pas guérir ? Parce que les malades et leurs proches doivent pouvoir être soutenus, le plus tôt possible, pour retarder les effets de la maladie, préserver leur qualité de vie et lutter contre l’isolement.

Les signes avant-coureurs de la maladie prennent souvent la forme de pertes de mémoire immédiate telles que des rendez-vous oubliés ou des échéances ratées. « Attention à distinguer les oublis bénins, courants en vieillissant, des oublis pathologiques, précise Judith Mollard, experte psychologue à l’association France Alzheimer. Sont inquiétants les ratés qui se répètent, s’intensifient et finissent par devenir inexplicables. Comme cette cuisse de poulet unique servie pour un repas de famille à sept. »

 

« Certains malades se réfugient dans le déni »

Parmi les signes qui peuvent aussi alerter, les difficultés croissantes pour organiser le quotidien (les courses, les comptes, le tri dans le frigo…), mais aussi les modifications de l’humeur, la perte d’objets, la désorientation dans le temps et l’espace.

« La personne perd sa motivation pour ses activités antérieures, souvent parce qu’elles la mettent en difficulté, explique Judith Mollard. Sentir que les choses nous échappent est d’autant plus difficile qu’on a un caractère fort, indépendant. Certains se réfugient dans le déni. »

En cas d’inquiétude, la première mission des proches est de convaincre la personne concernée de consulter. Si elle est réticente, mieux vaut alors proposer un bilan médical accompagné ou s’appuyer sur le médecin traitant.

 

Les étapes pour identifier la maladie

Le diagnostic se déroule en trois phases. Un médecin généraliste peut effectuer des tests de premier niveau et prescrire un bilan sanguin, pour éliminer d’autres causes possibles.

Si les soupçons sont confirmés, la seconde étape est une « consultation mémoire » dans un centre spécialisé, avec des examens supplémentaires, dont une imagerie cérébrale (Irm). Enfin, la réalisation d’une ponction lombaire permet dans certains cas de valider le diagnostic.

Plus tôt la maladie est diagnostiquée, plus le patient, ses proches, ses aidants, pourront s’adapter aux nouveaux modes de vie et aux traitements pour en ralentir sa progression.
 

 

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