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Reconnaissance du handicap : un nouveau départ pour son enfant

La reconnaissance du handicap auprès de la Mdph(¹) est une étape importante dans l’accompagnement spécifique de son enfant, car cela permet une meilleure prise en charge. Une démarche complexe et engageante qu’il est important de mener au bon moment avec les acteurs du monde socio-médical et éducatif.

 

Qu’il soit sensoriel, cognitif, psychique ou moteur, le handicap complique la vie d’un enfant. Pour améliorer ses conditions de vie, il est important de faire reconnaitre son handicap auprès de la Mdph ou de la Mda(²), selon son département. « C’est le moyen d’ouvrir un dialogue autour de la situation de son enfant avec tous les partenaires concernés », explique Geneviève Laurent, présidente de l’Association nationale des équipes contribuant à l’action médico-sociale précoce. Concrètement, un dossier Mdph peut permettre l’accès à différentes aides financières comme l’allocation d'éducation de l'enfant handicapé (Aeeh), la prestation de compensation du handicap (Pch), l’allocation journalière de présence parentale (Ajpp)… Il peut permettre aussi une prise en charge de l’enfant dans une classe adaptée de type « Ulis », avec un accompagnant (Aesh), l’orienter vers un service de soin ou un institut médico-éducatif (Ime).

 

Dossier Mdph : mode d'emploi pour améliorer sa prise en charge

Si chaque enfant se développe à son rythme, un certain nombre d’attendus sont associés à chaque âge : tenir sa tête à 6 mois, réagir à son prénom à 1 an, marcher à 18 mois… En cas de doute, une consultation chez le généraliste ou le pédiatre s’impose. Si le handicap est avéré, le médecin adresse la famille vers la plateforme de coordination et d’orientation (Pco) ou un Centre d’action médico-sociale précoce (Camsp) pour commencer les soins tôt (kiné, psychomotricité, orthophonie…). « En profitant ainsi de la plasticité du cerveau du jeune enfant, on maximise ses chances de progresser », ajoute Geneviève Laurent. Si les difficultés demeurent, il peut établir alors un certificat médical que les parents verseront au dossier adressé à la Mdph ou la Mda. Compte tenu de la complexité de ce dossier nécessitant de nombreux justificatifs (formulaires, bilans médicaux…), chaque parent peut être accompagné dans cette démarche par un Ccas, la Mairie, l’hôpital, etc. 

 

Constituer un dossier le plus tôt possible

Pour Aline Lamboley, la reconnaissance du handicap moteur de sa fille de 3 ans, Charlotte, a notamment permis sa scolarisation dans une classe Ulis dédiée. Charlotte est à l’école à mi-temps, côtoie d’autres enfants et bénéficie de soins de rééducation sur place. « Si elle nous inquiétait au départ, cette scolarisation adaptée fait progresser Charlotte au quotidien, notamment sur le plan de sa socialisation, raconte Aline. Faire la démarche de la reconnaissance oblige à se confronter au handicap de son enfant et fait prendre conscience qu’il sera sans doute toujours là mais ce cheminement permet d’accepter l’inacceptable et d’accompagner notre enfant selon ses besoins. » En revanche, si la Mdph a acté la nécessité pour Charlotte de bénéficier d’une Aesh individuelle sur son temps scolaire, celle-ci est toujours absente, pour cause de carence de personnel. « Une reconnaissance du handicap ne signifie malheureusement pas que l’enfant aura accès à tous les dispositifs auxquels il peut prétendre », confirme Geneviève Laurent. D’où l’intérêt de constituer son dossier au plus tôt, notamment si une scolarisation est envisagée…

(¹) Maison départementale des personnes handicapées

 

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