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Le Contrat de volontariat pour l’insertion : une seconde chance à saisir

Le contrat de volontariat pour l’insertion (Cvi) permet à des jeunes sans qualification ou en marginalisation de prendre un nouveau départ. Formation, apprentissage, hébergement… Une formule complète pour apprendre un métier et s’insérer dans la société.

 

« Au fond du trou ! » C’est en ces termes que Logan Desbonnes, 20 ans, définissait sa situation à l’aube de son 18e anniversaire. « J’étais déscolarisé, j’avais des problèmes de logement, au niveau familial c’était compliqué… Je ne savais plus où trouver le bon chemin. » 

Son éducatrice lui parle alors des Établissements pour l’insertion dans l’emploi (Épide). Le jeune homme est séduit. Il intègre l’établissement de Montry (77) le 15 juillet 2020. « Notre formation est multiple et nous faisons énormément de sport. Nos journées débutent à 6h et se terminent à 21h30. Le cadre est un peu militaire. Je ne le savais pas encore, mais j’avais besoin de discipline et d’exemplarité. »


Une formation de plusieurs mois

Établissements publics placés sous l’égide de trois ministères (du Travail et de l’emploi, de la Cohésion des territoires, et de la Défense), les Épide ont été créés en 2005 afin de favoriser l’insertion sociale des jeunes fragilisés de 17 à 25 ans. Il en existe 20 en France.

Les jeunes y sont orientés via les missions sociales, des éducateurs ou des organismes sociaux. « Pour bénéficier de notre accompagnement ils doivent signer un contrat de volontariat pour l’insertion, explique Marie-Josée Galas, directrice de l'Épide de Montry. Ils s’engagent à suivre le programme que nous leur proposons pour concrétiser un projet professionnel et apprendre le savoir-vivre en collectivité et en entreprises. » 

Ces « volontaires » vivent en internat 5 jours sur 7 et même 7 jours sur 7 depuis le 1er janvier 2022 afin de proposer une solution d’hébergement aux jeunes qui n’en ont pas. Les volontaires restent en moyenne de 8 à 12 mois, mais certains contrats peuvent aller jusqu’à 24 mois. 

Sur place, l’équipe pluridisciplinaire, bien que composée de civils, propose un encadrement d’inspiration militaire. « Nous chantons La Marseillaise en début et en fin de semaine, nous procédons à la cérémonie des couleurs… La pédagogie de l’uniforme nous permet de leur inculquer les codes qui vont faciliter leur insertion. »


Un programme complet d’insertion

En Épide, le volontaire travaille autour de 4 thématiques : 
-    l’insertion professionnelle  (partenariat avec des entreprises, définition et mise en œuvre d’un projet…), 
-    l’éducation citoyenne (bénévolat, actions éco citoyennes… ), 
-    la formation et la remise à niveau (apprentissage d’un socle de connaissances de base, mobilité et code de la route, informatique, sport…), 
-    les apprentissages sanitaires et sociaux (prendre soin de son corps et de sa santé, prévention, gestion d’un budget, apprentissages administratifs…). 

« Nous faisons en sorte que nos jeunes deviennent des citoyens responsables et autonomes, capables de s’assumer financièrement et administrativement, dans le respect d’eux-mêmes, des autres, des institutions et des valeurs républicaines. » 

Au-delà de cette formation globale, les volontaires bénéficient d’un suivi individualisé et des conseils d’un psychologue et d’une infirmière. Ils sont nourris, logés et touchent une allocation de 500 € par mois. « Je reviens de loin, confie Logan. Grâce à l’Épide, j’ai désormais des perspectives d’avenir, il ne me reste plus qu’à choisir. Je pense tenter ma chance dans la sécurité ou la gendarmerie. » Comme lui, plus de 60 % des jeunes qui entrent dans l’établissement ont une « sortie positive ».

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