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L’adaptation, pour une relation de confiance avec la nounou

Si la séparation est dure pour bébé, elle l'est tout autant, voire plus, pour vous. C’est une évidence, mais faites confiance à votre nounou ! C’est une professionnelle qui connait son métier. Pour vous rassurer, la période d’adaptation permet de prendre confiance, c’est un moment idéal pour apprendre à se connaitre en douceur.

 

Vous avez accouché il y a à peine trois mois et vous reprenez déjà le chemin du travail. Vous avez choisi votre mode de garde et votre tout-petit va devoir s’habituer à une autre personne, à d’autres habitudes. Comment ne pas redouter cette première séparation ? « Que ce soit chez une nounou ou à la crèche, l’enfant fait connaissance avec un nouveau lieu par rapport à sa maison. Et comme dans beaucoup de domaines, les bébés savent faire preuve d’une grande adaptabilité, dès lors qu’on sait les écouter et les entourer », rassure Jacqueline Degand, assistante maternelle agréée pendant 27 ans, aujourd’hui à la retraite.

 

Une adaptation, mais pour qui ?

Faciliter la première séparation parents/enfant, tel est l’objectif de l’adaptation, cette période précieuse qui permet au bébé et à la nounou de s’apprivoiser. « C’est le moment pour l’enfant de s’habituer à un nouveau visage, une nouvelle voix, de nouveaux jeux, une nouvelle cuisine et, bien sûr, à l’absence de ses parents. C’est aussi le moment pour la nounou de se familiariser avec le comportement de l’enfant, son rythme, ses habitudes. Mais c’est surtout le moment pour les parents d’être rassurés de laisser leur tout-petit à une quasi-inconnue », observe Jacqueline Degand. « J’ai laissé mon fils en garde chez une nounou à 9 mois, un âge où il est connu que l’enfant vit mal la séparation. J’étais très anxieuse à l’idée que ça se passe mal, mais la semaine d’adaptation m’a beaucoup mise en confiance », témoigne Michelle, maman de Paul, aujourd’hui 6 ans.


Si elle n’est pas obligatoire, l’adaptation est fortement conseillée : « Cette période, qui est généralement limitée à une ou deux semaines, se fait de façon progressive, de quelques heures au début à une journée entière à la fin », rappelle Jacqueline Degand. Les modalités peuvent être ajustées au fur et à mesure pour s’adapter au rythme de l’enfant.

 

Le dialogue, la clé de la réussite

Mais comment savoir si l’adaptation se passe bien ? « Personnellement, j’ai beaucoup dialogué avec les parents pour leur raconter la journée de leur petit, explique Jacqueline Degand. Si le bébé a peu dormi, mais qu’il a accepté les bras, ou s’il a peu mangé, mais qu’il a tout de même apprécié son goûter, je leur disais tout. De cette façon, les parents repartaient plus confiants et comprenaient la progression de leur enfant. » D’une manière générale, quand l’enfant continue à manger, à dormir et à jouer correctement, c’est le signe que tout va bien. « Au début, mon bébé pleurait mon départ au travail. Sa nounou a su l’apaiser en s’adaptant à ses besoins et en lui parlant beaucoup. Et après quelques jours de garde, j’ai pu constater qu’il l’accueillait avec un grand sourire le matin », se souvient Michelle. Preuve que la confiance s’est installée et que les parents peuvent aller travailler l’esprit tranquille.
 

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