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Reconversion : l’alternance s’ouvre aux salariés

Le monde évolue rapidement, et nos métiers comme nos compétences doivent sans cesse s’adapter. Pour y faire face, la reconversion professionnelle est la solution. Bonne nouvelle, ça bouge pour les salariés en quête de changement ! 

 

85 % des métiers de 2030 n'existent pas encore, et les spécialistes s’accordent à penser qu’une compétence qui durait quarante ans dans les années 1970 ne dure aujourd’hui qu’entre douze et dix-huit mois*. Désormais, nous allons tous changer de métier plusieurs fois dans notre vie.

Conscients des changements qui affectent à toute vitesse les entreprises et leurs salariés, les partenaires sociaux ont fait évoluer la formation dans le cadre de la loi Avenir professionnel, du 5 septembre 2018. Avec le nouveau dispositif Pro-A, les salariés ont une chance à saisir : se former en alternance à un nouveau métier… dans leur entreprise

Nizarr Bourchada, directeur adjoint en charge de l’alternance chez l’opérateur de compétences Opco Atlas, explique ce dispositif, dédié notamment aux salariés en CDI qui veulent se reconvertir ou évoluer : « Pro-A cible les collaborateurs dont la qualification est insuffisante, au regard de l’évolution des technologies ou des métiers de leur secteur. Par exemple, un comptable qui doit se former à la data analyse, un conseiller clientèle en assurance qui veut prendre le virage du numérique ou des risques liés à la cybersécurité. »
 

Sortir de sa zone de confort

Accessible aux salariés dont le niveau de qualification est inférieur à la licence, Pro-A permet d’obtenir une certification professionnelle, grâce à une formation en alternance. « 70 accords professionnels étendus définissent une liste de certifications possibles, poursuit Nizarr Bourchada. Selon son projet, il n’est pas nécessaire d’aller au-delà de sa formation initiale. »

Pro-A dure six à douze mois, avec un nombre d’heures de formation théorique compris entre 15 % et 25 % du temps de travail. Pour le spécialiste, « l’atout majeur, c’est l’alternance de formation, théorique et pratique, dans son entreprise, avec le maintien de son salaire ».

Par choix ou par nécessité, se reconvertir c’est sortir de sa zone de confort, c’est un investissement personnel qui demande de la motivation et de l’énergie. Avec Pro-A, cette période est plus facile et plus sécurisante, car la phase pratique se passe dans un secteur et un environnement connus.
 

Mobilité interne à la clé

« Même s’il a vingt ans d’expérience, le salarié va être tutoré par un collègue. La démarche est cadrée, et il peut effectuer tout ou partie de sa formation sur son temps de travail, précise Nizarr Bourchada. Il n’y a pas de rupture avec l’entreprise ou ses collègues. C’est plus confortable pour le salarié, qui n’a pas d’incertitude sur l’après-formation, avec une mobilité interne à la clé. Pour l’employeur, c’est la chance de rester compétitif, en capitalisant sur ses équipes internes. »

Si vous souhaitez profiter d’une formation en alternance dans le cadre d’un contrat Pro-A, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre employeur. Un contrat Pro-A se discute entre le salarié et l’employeur, qui sera accompagné par l’opérateur de compétences (Opco) de son secteur pour mettre en place et financer la formation. « Nous sommes au début de ce dispositif qui va monter en puissance dès cet été, insiste Nizarr Bourchada. Les 11 Opco signent actuellement de nouveaux accords étendus dans toutes les domaines d’activités professionnels. De plus en plus de salariés vont être concernés ! »

* Isabelle Rouhan, Les métiers du futur (Editions First)

 

 

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