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Mon enfant ment ou triche, comment réagir ?

Mentir à ses camarades, utiliser son téléphone pendant une épreuve écrite… Lorsqu’un enfant triche ou déforme la réalité, cela peut inquiéter les parents. Mais les enjeux sont différents en fonction de l’âge. Explications. 

 

Aurore, 7 ans, annonce à l’entrée de l’école que c’est son anniversaire tous les quatre mois… Rémy, 12 ans, est intelligent et pourtant, il triche régulièrement. Surpris, en colère, inquiets, les parents peuvent se sentir perdus. « Le mensonge est souvent un appel, rassure Hélène Romano, psychothérapeute pour enfants et familles, auteure de Quand la vie fait mal aux enfants ? * A travers le mensonge, l’enfant exprime son besoin d’attention et de reconnaissance. »

Jusqu’à 4 ans, il n’a ni le sens de la réalité ni la notion de bien et de mal. A partir du primaire (6-11 ans), l’enfant est réellement en capacité de mentir. Pour les parents qui découvrent cette facette de leur enfant, le mieux est de garder son calme, selon Hélène Romano : « Il est important de rappeler les interdits sans rabaisser l’enfant. Vous pouvez très bien dire : je ne suis pas d’accord avec ça et je veux comprendre ! »


Expliquer les interdits

Triche-t-il parce qu’il ne comprend pas les consignes de l'exercice et redoute de ne pas avoir la moyenne ? Craint-il de se sentir isolé du reste de sa classe ? Ment-il car il trouve sa vie moins intéressante que celle de ses copains ? Mettre du sens sur le mensonge ou la tricherie peut aider l’enfant à en sortir.

Concrètement, cela peut se traduire par des échanges comme : « Je suis plus fièr(e) de toi si tu as un 10 qui vient de toi plutôt qu’un 16 pour lequel tu auras triché. » Pour la psychothérapeute, « les parents doivent donner des repères sur les interdits ». Aux collégiens et lycéens, il est utile de rappeler que tricher aux examens peut avoir des conséquences graves et être sanctionné.
 

Besoin de repères

Quand faut-il s’inquiéter ? Quand l’enfant triche dans tous les domaines : école, sports, vie familiale… Cela peut être le cas des enfants dépressifs, en insécurité ou, au contraire, trop sûrs d’eux. Ces symptômes expriment un besoin d’être entouré et d’avoir des repères.

« Pour mieux aider leur enfant, les parents peuvent consulter un groupe de soutien à la parentalité référencé auprès du Ccas (centre communal d’action sociale) de leur ville », conseille Hélène Romano. L'essentiel est de rappeler à son enfant qu’il est inutile de tricher pour que sa valeur soit reconnue. « Je t’aime pour ce que tu es », tel est le message de bienveillance à faire passer.

* Editions Odile Jacob
 

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