Le répit familial : un temps pour soi, un bénéfice pour tous

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Stella, 37 ans, bénéficie cette année pour la troisième fois du dispositif de répit parental « Évasion Handicap Famille » pour sa fille Mya, 11 ans. Une pause essentielle pour profiter des vacances avec son mari et ses enfants qui ont tous les deux un trouble du  spectre autistique (TSA).

Il est 10 h 30 au village vacances famille (VVF) de Lège-Cap-Ferret. Les enfants commencent à arriver au mobil home de Katy et Marion, les deux animatrices. Le petit espace est décoré de fond en comble : à l’extérieur, une « effrayante » ambiance Halloween alors qu’à l’intérieur, on se croirait plutôt sur une plage de Hawaï.
Ce matin, Endy-Pierre, Soukaïna et Mya se retrouvent pour une nouvelle journée riche en activités. Chaque parent a apporté le repas du midi ainsi que le goûter. Ils en profitent pour échanger avec les animatrices sur l’humeur du matin de leurs enfants et les animations prévues, affichées au mur. Un dernier câlin et les parents regagnent leur logement.


La possibilité de souffler quelques heures

Crée par l'UFCV en lien avec Village Vacances Famille et en partenariat avec la Caf, le dispositif de répit parental « Évasion Handicap Famille » permet aux parents de s'accorder un temps pour eux, afin de se reposer de leur rôle de parent mais aussi d’aidant. « Le but est bien de décharger les parents », raconte Marion, consciente de l’importance de sa fonction pour le bon déroulement des vacances de tous.
Souvent, les familles ayant un enfant avec un handicap ne partent pas en vacances car les lieux doivent être adaptés, et les dépenses peuvent vite augmenter. Ce type d’action leur offre donc des séjours aussi agréables qu'abordables, avec cet accompagnement sur mesure et cette prise en charge qui répond aux besoins des enfants en situation de handicap.

Pendant que Mya s’amuse, Stella prend du temps avec son mari et son fils âgé de 5 ans. Pour elle toutefois, il ne s’agit pas seulement d’avoir un moment pour prendre soin d’elle, mais également de donner à Mya l’occasion de s’épanouir avec des enfants qui ont le même trouble qu’elle. « Le seul point négatif, c’est qu’à chaque fin de semaine de vacances, elle pleure la veille du départ, le jour du départ et le lendemain ! » ajoute-t-elle en souriant.

Avant le séjour déjà, la communication est le mot d’ordre. Parents et enfants ont pu discuter avec les animatrices avant la
semaine à Lège-Cap-Ferret pour garantir une arrivée sereine. Pendant le séjour, les parents rendent parfois visite à leurs
enfants pour voir comment la journée se déroule. À l’image de Stella, qui vient passer un moment dans la bonne humeur avec sa fille, les autres enfants et les animatrices.


Des activités en intérieur et dans la nature

Ce matin, Mya, Soukaïna et Endy-Pierre participent à leur première activité de la journée : un atelier photos et décoration de cadres. Ils sont tous concentrés sur leurs tâches, le silence règne. Après le repas du midi et un temps calme, les enfants se réveillent doucement de la sieste pour profiter de l’extérieur. Au programme, recherche d’éléments pour l’atelier de l’après-midi. Katy lance : « Trouvez moi une feuille jaune ! [...] Maintenant, une pomme de pin ! » Les enfants s’attellent à la tâche. Pour ces trois jeunes de région parisienne, pouvoir s’amuser dans la nature, dans un cadre différent de leur quotidien, est un véritable bonheur. Ils collent les feuilles et les plantes qu’ils ont ramassées dehors sur du papier, puis ils colorient leurs œuvres.


Les animatrices agissent en fonction des besoins de chacun

Le fait que les enfants soient deux ou trois par groupe est l’une des grandes forces de ce dispositif. Cela donne l’opportunité aux animateurs d’adapter au mieux les activités et donc de personnaliser l’accompagnement en fonction des besoins de chacun. Les trois enfants ont un trouble se manifestant d’une manière différente : les animatrices doivent donc savoir faire face à un large panel de situations. Au cours de la journée, elles sont parfois amenées à modifier leurs activités si les enfants changent d’envies. Katy, animatrice et responsable du séjour, conclut : « Ça me fait du bien de voir que j’apporte de la joie aux personnes que j’accompagne ! »


Découvrez la journée de Mya, Endy-Pierre, Soukaïna avec Katy et Marion en vidéo

Bon à savoir

Les actions de répit familial ou de répit parental comme celle-ci sont accessibles à toutes les familles qui en ont besoin. Elles sont soutenues par les Caf en lien avec leurs partenaires, dès lors qu’elles répondent à l’un des besoins suivants :
• Prendre un moment pour souffler en famille : on offre aux parents et/ou aux enfants une parenthèse, ensemble ou séparément, pour profiter d’activités de loisirs (sportives, culturelles ou autres) en dehors des contraintes et tensions du quotidien ;
• Restaurer la relation avec un ou plusieurs enfants : on permet aux parents de consacrer du temps à l’ensemble de la fratrie lorsque l’éducation d’un enfant mobilise une attention particulière au détriment des autres ;
• S’accorder un temps prolongé loin du quotidien : on favorise des rapports sereins et apaisés, par exemple avec des séjours ou des vacances.


Renseignez-vous auprès de la Caf de votre département.