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Flora Vautier, la rage de vaincre

À un an des Jeux Paralympiques de Paris 2024, qui se dérouleront du 28 août au 8 septembre, Vies de Famille vous propose de découvrir le portrait de 10 athlètes handisport inspirants.

 

Elle est toute jeune, du haut de ses 18 ans, et paraît réservée au premier abord. Mais dès qu’on lui parle sport et performance, son regard s’aiguise et son tempérament de battante se révèle. Flora Vautier, triple championne de France de tennis de table, a la rage de vaincre. Elle revient avec plaisir sur son parcours et ses espoirs.


Vous avez démarré le sport vers l’âge de 4 ans avec la gymnastique rythmique et sportive (GRS). À cette époque, aviez-vous des rêves de sport de haut niveau ?
Flora VAUTIER. À cet âge, je n’avais pas vraiment conscience de ce qu’était le sport avec un grand S. En revanche, je me souviens que j’appréciais déjà la compétition et le spectacle, la performance !

 

En 2015, vous avez 10 ans lorsque vous devenez paraplégique à la suite d’un accident de voiture, ce qui vous oblige à renoncer à la GRS. Dans cette nouvelle vie, l’idée de faire du sport tient pourtant une place très importante. Pourquoi avoir choisi le tennis de table ?
F.V. Ça s’est fait par hasard ! Mon envie de refaire du sport était très présente et je ne me voyais pas faire de sport sans compétition. J’ai testé le basket en fauteuil, mais le club était trop loin de chez moi. Progressivement, j’ai fait des rencontres dans mon centre de rééducation et celui qui est devenu par la suite mon entraîneur m’a fait découvrir le tennis de table. J’ai découvert qu’il y avait beaucoup de défis, d’adversité et de duel. J’ai adoré et j’ai décidé d’intégrer le CREPS de Bordeaux.

 

Seulement un an après, vous êtes médaillée aux championnats de France dans votre classe de handicap. Comment avez-vous vécu cette ascension ?
F.V. Tout s’est fait très vite ! Mes performances m’ont motivée à persévérer dans ce sport que j’apprivoisais à peine. C’est là que j’ai commencé à m’impliquer beaucoup plus, pour décrocher des titres ! Je n’en suis qu’au début de ma carrière, j’ai encore une grande marge de progression.

 

Que ce soit en double ou en simple, en France ou à l’international, vous ramenez des médailles. Qu’est-ce que ces performances disent de vous ?
F.V. C’est dans mon tempérament de toujours vouloir chercher la médaille d’or, parce que je suis une compétitrice ! Le niveau international est très élevé dans ma catégorie de handicap, ce qui me pousse à me dépasser.

 

En parallèle de votre activité sportive, vous êtes étudiante en Staps à l’Université de Nîmes. Comment arrivez-vous à concilier études supérieures et entraînements sportifs ?

F.V. Jusqu’au bac, j’ai suivi une scolarité à un rythme ordinaire. Mais à partir de ma première année de fac en Staps, j’ai réussi à obtenir un emploi du temps aménagé pour pouvoir suivre un entraînement sportif intensif à côté. Je fais donc mes trois années d’études en six ans. Là, j’en suis à la deuxième partie de ma première année.

 

Quels sont vos prochains défis sportifs ? Comment vous y préparez-vous ?
F.V. Jusqu’au printemps 2024, je vais participer à un maximum de tournois internationaux pour pouvoir cumuler le plus de points possibles en vue de la qualification aux Jeux Paralympiques de Paris 2024. Je touche du doigt le rêve olympique !

 

Que vous voyez-vous faire dans 5 ou 10 ans ?
J’aimerai travailler dans la communication ou dans le management du sport avec des athlètes qui ne sont pas du tout dans la même discipline que moi. L’occasion de découvrir d’autres sports, d’autres univers.

Linda Taormina

 

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