Retour Articles Vies de famille

Comment parler de consentement avec son ado ?

 

Le corps, la contraception… trouver les mots justes pour parler de sexualité avec son enfant n’est pas évident. S’agissant du consentement, respecter ses limites et celles de l’autre est un apprentissage où le rôle des parents est crucial.

 

Non, c’est non. Il ne faut pas insister ou négocier ; Ton corps est ton territoire. Et pas question d’entrer sur le territoire d’un autre sans demander son autorisation. Des messages incontournables dans l’éducation sexuelle dispensée aux enfants et adolescents. Mais quand il s’agit de consentement, l’apprentissage a lieu dès le plus jeune âge.

« Contrairement à l’idée que beaucoup de parents s’en font, le consentement dépasse largement la seule sphère sexuelle. C’est l’accord que se donnent deux personnes pour partager leur intimité, décrit Charline Vermont, formatrice en santé sexuelle et auteure d’un guide d’éducation à la sexualité positive pour les familles*. C’est donc la clé du respect de soi et des autres. La base du "vivre ensemble", au même titre que la politesse. »

 

Un apprentissage à faire dès le plus jeune âge

Pour cette maman de trois enfants, le consentement est à expérimenter dès le plus jeune âge : « Demander à un enfant son accord avant de le changer, de le vacciner, de lui faire un câlin, c’est lui apprendre que son corps lui appartient. À l’inverse, le forcer à faire un bisou à la vieille tante quand il n’en a pas envie – alors que la politesse n’exige que de dire « bonjour » ou « merci » – c’est lui signifier qu’il n’a pas son mot à dire quand on porte atteinte à son corps, ce qui est dramatique. »

À mesure que les enfants grandissent, les gestes d’intimité changent, mais quand les bonnes habitudes sont prises, l’adolescent sait exprimer ce qu’il ressent et ses limites. Il a appris à dire « non » et n’a pas peur du rejet.

 

Le consentement ne peut être équivoque

En matière de sexualité, il est bon de rappeler que le vrai consentement est un « oui » enthousiaste, libre, spécifique, éclairé et révocable. Cela signifie que la « zone grise » (quand le langage corporel contredit ce qui a été dit) est une absence de consentement. Que rien ne doit être forcé ou obtenu par chantage. Qu’on peut être d’accord pour échanger des baisers, sans souhaiter aller plus loin. Qu’on peut être engagé dans une activité sexuelle sans « aller jusqu’au bout ». Qu’une personne en état d’ébriété, sous drogue ou endormie n’est pas en état de donner son consentement.

La bonne nouvelle ? De nombreuses séries anglosaxonnes pour ados abordent le thème du consentement. Charline Vermont conseille aux parents de s’y intéresser : « 13 reasons why », « I may destroy you », « Unbelievable », « Grand army », ou encore « Anatomy of a scandal », « Normal people », « Girls » ou « Sex education ». Autant d’occasions de se familiariser avec la thématique du consentement, pour y puiser des bases de discussion.

* Les 100 questions que vos enfants vont vous poser, aux éditions Broché

 

Mots clés

Mots clés

sexualité

consentement

adolescence

Ca peut aussi vous intéresser

Vie personnelle
Vie personnelle
Vie personnelle

Article

09.11.2022

Reprendre sa vie en main après une rupture amoureuse