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Comment investir dans une assurance vie ?

Placement « préféré » des Français, l’assurance vie vous permet d’épargner et de fructifier votre patrimoine tout en préservant l’avenir de vos proches. Comment fonctionne-t-elle ? À quoi doit-on faire attention avant de s’engager ? Explications.

 

C’est de loin le placement privilégié des Français : à la fin de l'année 2021, quelques 1 861 milliards d'euros, soit + 6 % en un an, y étaient placés*. « C’est un outil très efficace qui peut servir à la fois à protéger sa famille, préparer sa retraite, organiser sa succession… dans un environnement fiscal optimisé », résume Yves Gambart de Lignières, conseiller en gestion de patrimoine.


Choisir son contrat


La plupart des contrats proposés aujourd’hui sont dits multi-supports car ils comportent un fonds en euros, mais aussi des supports en unités de compte (actions, obligations, immobilier…).

En pratique, vous choisissez la part de votre épargne qui sera placée sur le fonds en euros (le capital versé est garanti, mais avec un rendement plutôt faible) et celle qui sera investie sur les unités de compte (plus risqué, le capital peut évoluer à la hausse ou à la baisse en fonction des fluctuations du marché)**. « C’est à vous d’arbitrer selon votre tolérance au risque et vos projets de vie. Sachez seulement que le rendement d’un bon fonds en euros reste supérieur à celui d’un livret d’épargne », indique le conseiller.

Toutefois, restez vigilants aux frais appliqués lors des versements d’argent ou pour la gestion du contrat. Il convient de se renseigner. « Certains frais peuvent effacer plusieurs années de gains », prévient Yves. Bonne nouvelle : à partir de juin 2022, les établissements auront l’obligation d’afficher tous les frais par catégorie dans un tableau standard. De quoi comparer plus facilement les offres.


Une fiscalité très légère


Une fois ouvert, votre contrat peut être alimenté par des versements à intervalles réguliers ou non. « Contrairement à une idée reçue, les sommes ne sont pas bloquées puisque vous pouvez sortir à tout moment. Mais c’est au bout de huit ans que la fiscalité devient la plus intéressante », précise-t-il. En pratique, ce sont les retraits qui déclenchent l’imposition. Seuls les gains sont taxés, à un taux variant en fonction de l’âge du contrat.

Enfin, le capital accumulé peut être transmis après décès à qui l’on souhaite, héritiers légaux ou non. Il sera versé sans droits de succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire (le conjoint ou partenaire pacsé restant exonéré dans tous les cas). « Vous pouvez également déterminer librement la répartition des capitaux - par exemple : 30 % à votre conjoint(e) et 70 % à vos enfants. Prenez soin de bien remplir la clause bénéficiaire », conclut Yves Gambart de Lignières.

* Selon la Fédération française de l’assurance (Ffa).
** À noter : les contrats d’assurance vie ont désormais l’obligation de proposer dans leurs unités de compte au moins un fonds solidaire, un fonds Investissement socialement responsable (Isr) et un fonds labellisé Greenfin dédié au financement de la transition énergétique et écologique.

 

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