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Ces citadins qui fuient les villes pour les campagnes

Prix de l'immobilier, embouteillages, densité de population, stress, bruit… Les restrictions de confinement et de télétravail dues à la crise sanitaire ont donné aux citadins des envies de grand air.
Ainsi, selon un sondage de la plate-forme Paris je te quitte, au lendemain du déconfinement, 54 % des Franciliens se disaient prêts à quitter la capitale contre 38 % avant la pandémie.  Et selon une étude Cadremploi d'août 2020, le chiffre grimpe à 83 % chez les cadres !

Parmi les candidats au départ, 59 % souhaitent « un environnement moins stressant, plus proche de la nature » et 57 % « une vie plus simple, en phase avec leurs valeurs ». 
 

Les villes moyennes ont la cote

Nombreux sont les territoires à vouloir attirer ces « néo ruraux » et certains (l’Auvergne, Le Limousin…) vont même jusqu’à proposer des aides pour faciliter la transition. Mais ce n’est pas toujours suffisant.
« Les zones rurales ne sont pas sur un pied d’égalité, explique Jean-Marc Devanne, spécialiste des stratégies territoriales, des projets de territoire, et directeur de CoManaging. Les campagnes situées près des métropoles et des services sont des territoires précieux et recherchés. D’autres, plus déshérités, sont moins attirants. »

Une vie loin de la ville implique : un véhicule pour se déplacer, des tâches quotidiennes pour entretenir la maison et le jardin, une connectivité parfois réduite, des établissements scolaires éloignés… et la déconvenue est parfois au rendez-vous. Cela dit, il ne s’agit pas d’une tendance lourde. « La plupart des gens ont ces données en tête, assure Jean-Marc Devanne. Et s’ils ont effectivement envie de nature, c’est moins dans des territoires ruraux que dans des villes moyennes. »
 

Déménagement en famille !

C’est le choix qu’a fait Marie-Caroline Lemaître en s’installant aux Sables d’Olonne. À 47 ans, cette maman d’un préado a quitté Paris en juillet. « J’avais perdu mon travail et les confinements m’ont donné le temps de réfléchir. » Elle a opté pour les Sables où, comme son fils, elle a passé la plupart de ses vacances. « Pour l’heure, j’habite la maison de ma mère qui est ravie de voir son petit-fils. » Et inversement. Car un déménagement subi par les enfants est souvent néfaste. « J’avais anticipé : à chaque fois que nous venions, je lui faisais remarquer que ce serait sympa d’habiter ici. »

Après avoir eu l’accord du père, Marie-Caroline a donc cédé à l’appel du large. Mais elle s’est d’abord interrogée sur la période idéale. « Je voulais le faire avant son entrée en 6e, moment où les amitiés se créent. » Elle s’est ensuite occupée de l’école. « Il ne faut pas rater l’inscription ! Et il faut avoir une adresse administrative, d’où l’avantage d’avoir déjà la maison sur place… » 
 

Choisir son ambiance

Depuis, Marie-Caroline, qui se prépare à monter sa micro-entreprise de loisirs créatifs pour les jeunes, profite de sa nouvelle vie à la mer avec son fils. « Il faut réfléchir à l’ambiance et au mode de vie qui nous attire, commente Jean-Marc Devanne. La vie en Bretagne n’est pas celle du Cantal et la montagne ne propose pas les mêmes loisirs que l’océan. » Et vous, quel est votre style de vie ?
 

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