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Bien débuter la diversification alimentaire

Avec la diversification alimentaire, c’est le début de l’aventure gustative ! Les enfants découvrent de nouveaux aliments, textures et goûts. Cette période est également souvent source de stress pour les parents qui reçoivent énormément d’informations. Pourtant, « il faut se faire confiance », tient à rassurer, le professeur Patrick Tounian, chef du service de nutrition pédiatrique de l’hôpital Trousseau à Paris. Du bon sens, et quelques impératifs…
 

Prévenir les risques allergiques dès 4 mois révolus

La règle essentielle pour éviter les carences : le lait infantile ou maternel doit reste l’aliment principal du nourrisson. Jusqu’au premier anniversaire de l’enfant. Le pédiatre rappelle la nécessité « d’au moins quatre tétées ou trois biberons de lait par jour ».

La diversification a trois fonctions essentielles. La première, est d’introduire dans l’alimentation d’autres protéines que celles du lait, afin d’acquérir une tolérance et limiter les risques allergiques. « Aujourd’hui, on recommande de la débuter dès quatre mois révolus, détaille Patrick Tounian, en introduisant le plus précocement possible dans les préparations, les allergènes les plus importants, que sont l’arachide et l’œuf, mais aussi les fruits à coques (noix, noisettes, amandes et pistaches), le blé et le poisson. »

La deuxième fonction est la modification des textures de l’alimentation. « Dès 8 mois, il faut introduire une alimentation grumeleuse et dès dix mois, des morceaux qui vont être de taille et de dureté progressivement croissantes », développe le professeur. Dernière fonction, l’introduction des fibres qui vont venir modifier le microbiote intestinal. 

Et pas d’exception. Il n’y a aucune raison de reculer l’âge de la diversification, si ce n’est pour les grands prématurés, nés avant 32 semaines d’aménorrhée, où là on tient compte de l’âge corrigé.
 

Des quantités progressivement croissantes

Mais qu’en est-il des quantités ? « Elles doivent être progressivement augmentées. L’idéal est de commencer à mettre un peu de purée de légumes ou de fruits dans les biberons, pour les enfants qui ne sont pas allaités. » Là encore pas de stress ! « Il n’y a pas d’erreur. Les pédiatres font des recommandations, mais entre une, deux ou trois cuillères, c’est la même chose », insiste Patrick Tounian.

Autre point important : pas question de proscrire le sel ou le sucre. Donner du sel en quantité raisonnable, n’habitue pas au goût salé et n’augmente pas les risques d’hypertension artérielle. Tout comme le sucre n’augmentera pas l'appétence pour le goût sucré, ni les risques d’obésité. « Par contre, le vrai risque est de rendre les aliments fades et de faire perdre le plaisir de manger », conclut le pédiatre. Pour que l’alimentation, à tout âge, reste un plaisir ! 

 

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