La Caf et vous

L'actu au sens large pour tous

Pour recevoir les prestations de la Caf (allocations familiales, aides au logement, Revenu de solidarité active, etc.), il existe une règle simple mais indispensable : vous devez résider en France  de manière stable et effective. 
 

Qu'est-ce que la résidence en France ?


Pour avoir droit aux prestations de la Caf, il faut résider en France (métropole et Dom) de manière stable et effective, ce qui signifie être dans l’une des situations suivantes : 

  • avoir sa résidence habituelle en France, c’est le foyer permanent, autrement dit le lieu de résidence principale de votre famille ;

OU 

  • séjourner en France pendant plus de 9 mois consécutifs ou non (durée des séjours à l’étranger cumulés inférieure ou égale à 92 jours) au cours de l’ année civile ou de date à date.

Cette condition s’applique à toutes les aides, sauf les aides au logement (l'inoccupation du logement doit être inférieure ou égale à 122 jours).
À savoir : le jour de départ est un jour d'inoccupation et le jour de retour est un jour d'occupation du logement

Résider en France, c’est habiter réellement et durablement sur le territoire français, y être présent et y organiser sa vie quotidienne.

 

Pourquoi déclarer vos séjours à l'étranger ?


Déclarer vos absences du territoire même temporaires est essentiel, car cela permet :

  • d’adapter vos droits en fonction de votre situation réelle ;
  • d’éviter les trop-perçus (indus) que vous pourriez devoir rembourser plus tard ;
  • de garantir une gestion équitable des aides pour tous les allocataires .

Un séjour de plus de 3 mois consécutifs à l’étranger suspend la plupart des aides de la Caf.
Certains séjours plus courts peuvent aussi avoir un impact selon vos prestations.

Bon à savoir !

  • Selon certains accords internationaux, il est possible de continuer à bénéficier de certaines prestations familiales même si vous vivez à l’étranger.
    L'éligibilité aux prestations familiales dépend du cadre de l'activité professionnelle, du pays d'activité (État de l'UE/EEE/Suisse, État lié à la France par une convention bilatérale de sécurité sociale), et du lieu de résidence des enfants.
  • En cas de détachement dans le cadre d’une activité professionnelle, vous pouvez éventuellement continuer à percevoir certaines prestations familiales (situation à justifier par la communication d’un certificat de détachement)
    Exemple : Vous êtes salarié détaché dans un pays ayant un accord de sécurité sociale avec la France. Dans ce cadre, si votre famille vous accompagne à l’étranger, vous pouvez continuer à percevoir les allocations familiales ainsi que la prime à la naissance ou à l’adoption en fonction des conditions d’ouverture générale des droits.
     


Comment déclarer votre absence du territoire et/ou la durée de vos séjours à l’étranger ?


Vous pouvez déclarer vos absences en contactant votre Caf par tout moyen.
Par mail, sélectionnez le motif « question sur le suivi de votre dossier ». Indiquez les dates de départ et de retour et si possible, le motif de votre séjour.
Si vous avez un doute, la Caf est là pour vous accompagner !


Les séjours à l'étranger : nos réponses à vos questions : 
 

Je bénéficie de l'aide au logement et je pars à l’étranger. Comment la Caf calcule t- elle mes droits ?

La Caf vérifie l’occupation réelle de votre logement. Elle calcule votre durée de présence physique dans votre logement à partir des séjours à l’étranger que vous lui avez déclarés (durée des séjours à l’étranger inférieure ou égale à 122 jours)
Important : Les séjours répétés ou de longue durée à l’étranger peuvent faire perdre votre droit aux prestations.

Je réside en France avec mon conjoint et mes deux enfants. Est-ce que je continue à percevoir mes allocations familiales si je m’absente seule 10 mois à l’étranger ?

La Caf vérifie le foyer permanent en France à partir d’un faisceau d'indices : le couple est connu sans activité, les enfants sont scolarisés dans la commune de la résidence principale en France, présence du conjoint en France…
La condition de résidence en France est remplie quel que soit ma durée de séjour à l’étranger : les prestations familiales sont maintenues.
 

Je bénéficie de prestations familiales (allocations familiales, allocation de rentrée scolaire) pour ma famille et moi, et nous partons à l’étranger. Que se passe-t-il ?

Vous devez déclarer votre départ à l’étranger pour que la caf recalcule vos droits à partir du jour de votre départ.

Je bénéficie du RSA (revenu de solidarité active) et je m’absente de France. Comment la Caf calcule-t-elle mes droits au RSA ?

La Caf vérifie les durées de séjours en examinant votre lieu de séjour principal par rapport à votre temps de présence en France qui doit être supérieur à 9 mois pour maintenir vos aides. 
Important : Les séjours répétés ou les séjours longue durée à l’étranger peuvent faire perdre votre droit aux prestations.

  • Exemple 1 : Vous partez de France du 2 août au 15 octobre 2025, puis vous repartez à l’étranger du 7 janvier au 8 mars 2026.
    Durée de séjour à l’étranger en 2025 = 74 jours
    Durée de séjour à l’étranger en 2026 = 60 jours
    >> Vous avez résidé moins de 92 jours à l’étranger sur les années civiles 2025 et 2026, donc maintien du RSA pendant ces périodes.
     
  • Exemple 2 : Vous êtes hébergé en France chez un ami, mais vous partez à l’étranger du 15 octobre 2025 au 31 janvier 2026. 
    Même si votre adresse administrative est en France (adresse de votre ami), la durée de votre séjour à l’étranger excède 92 jours à partir du 15 janvier 2026 : la condition de résidence n’est plus remplie, donc vous n'avez plus de droits au RSA.
Je bénéficie de l'AAH (allocation aux adultes handicapés) et je dois séjourner à l’étranger pour raisons médicales. Quelles sont les conséquences sur mes aides ?

La Caf applique les mêmes règles que pour le RSA mais il existe des exceptions qui permettent le maintien de l’aide malgré une durée de séjour à l’étranger supérieure à 92 jours.
Si vous devez partir à l’étranger pour y recevoir des soins indispensables, vous pouvez continuer à être considéré comme résident en France si vous bénéficiez d'un accord de prise en charge d'un organisme français de sécurité sociale. Cela concerne par exemple :

  • un traitement spécialisé non disponible en France ;
  • une hospitalisation dans un établissement étranger ;
  • une convalescence prescrite médicalement.

Vous devrez transmettre à La Caf un justificatif de prise en charge.

Mes séjours à l’étranger sont liés au travail. Quelles sont les conséquences sur mes aides ?

Certains séjours à l’étranger sont compatibles avec la résidence en France dès lors qu’ils sont imposés par votre activité professionnelle, par exemple :

  • une mission temporaire à l’étranger décidée par votre employeur ;
  • un déplacement professionnel prolongé ;
  • une mobilité internationale obligatoire dans le cadre de votre contrat.

Dans ces cas, vous restez considéré(e) comme résidant(e) en France si votre foyer, vos liens familiaux et votre activité restent principalement en France.
 

Mes séjours à l’étranger sont liés à mes études. Quelles sont les conséquences sur mes aides ?

Les jeunes qui partent étudier à l’étranger peuvent conserver leurs droits pour certaines prestations familiales, si :

  • leurs parents résident toujours en France ;
  • ils restent à leur charge pour les prestations concernées.

Par exemple, les allocations familiales peuvent être maintenues dans certains cas (selon l’âge et la situation).
 

Je suis fonctionnaire détaché/en mission à l'étranger. Quelles sont les conséquences sur mes aides ?

Les agents publics envoyés à l’étranger dans le cadre de leur fonction (détachement, coopération, affectation temporaire) sont considérés comme résidents en France.
C'est la cas pour :

  • les militaires ;
  • les personnels diplomatiques ;
  • les enseignants français à l’étranger ;
  • les agents d’État, territoriaux ou hospitaliers en mission.

Je dois m’absenter du territoire pour un cas de force majeure. Quelles sont les conséquences sur mes aides ?.

Exceptionnellement, la Caf peut prendre en compte une absence prolongée si elle repose sur :

  • une situation familiale grave (décès, soutien à un proche malade…) ;
  • un événement imprévisible et bloquant (catastrophe naturelle, crise sanitaire, fermeture des frontières…).

Ces situations sont examinées au cas par cas.