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Les pratiques parentales sont fortement mises à l’épreuve en cas de détention ou de placement pénal d’un enfant mineur. Même si de nouvelles solidarités intra-familiales se dessinent, la répartition des activités liées à l’accompagnement parental repose essentiellement sur les mères. Celles en situation de monoparentalité sont souvent les seules interlocutrices du suivi socio-éducatif de leur enfant. Leur rôle devient alors l’enjeu d’attentes et de normes éducatives nouvelles, les plaçant souvent face à des injonctions contradictoires. Ces mères sont amenées à concilier le respect des mesures judiciaires et des contraintes associées avec leurs impératifs professionnels et familiaux, tout en maintenant le lien avec leur enfant. Malgré l’expression par les familles d’une forme de soulagement au début du placement de l’enfant, leurs conditions de vie se fragilisent au fur et à mesure du suivi pénal. La reconfiguration des rythmes sociaux et familiaux des mères pendant une période de placement ou de détention de leur enfant tend ainsi à accroître leurs difficultés sociales.