Pourquoi se tourner vers un centre médico-psycho-pédagogique ?


15 Mars 2017


Enfant et handicap
Ils sont plus de 350 répartis sur tout le territoire. Gérés le plus souvent par des associations, les centres médico-psycho-pédagogiques (Cmpp) peuvent aussi être soutenus par des collectivités territoriales. Présentation.
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Tous les centres œuvrent pour le même objectif : la prise en charge des enfants de 0 à 21 ans. « Les enfants que nous accueillons souffrent de troubles du comportement, d’un retard de langage ou sont en situation de rupture scolaire, explique Nacéra Brik, directrice du Pôle Cmpp du Loiret – Aidaphi. Souvent, c’est l’école qui conseille aux parents de solliciter un Cmpp. »

Tout commence par un dossier à remplir par les parents pour préciser la situation de l’enfant : renseignements sur la famille, scolarité de l’enfant… Un premier rendez-vous est ensuite fixé avec le médecin, un pédopsychiatre la plupart du temps, pour étudier la demande.

« C’est à la suite de cet entretien et en réunion de synthèse que le médecin va prescrire un ou plusieurs bilans pour une prise en charge adaptée aux besoins de l’enfant. Cela peut être des séances d’orthophonie, de psychomotricité, de psychopédagogie ou encore de psychothérapie, qui en général ont lieu une fois par semaine », poursuit Nacéra Brik.

À la fin de l’année scolaire, un rendez-vous avec les parents permet de faire le point sur la situation et de décider s’il est opportun de continuer les soins. En moyenne, les enfants sont suivis pendant quatre à cinq ans.
 

Une équipe pluridisciplinaire


Assistante sociale, orthophoniste, pédopsychiatre, psychologue, psychomotricienne psychopédagogue : l’intérêt d’un Cmpp, c’est la pluridisciplinarité, tous les intervenants étant présents à un seul et même endroit. Ce que souligne la directrice du Pôle Cmpp du Loiret – Aidaphi : « Chaque semaine, en réunion de synthèse, les professionnels échangent sur les enfants qu’ils suivent. Cela leur permet à la fois de prendre du recul sur leurs pratiques mais aussi d’adapter les soins aux besoins des enfants en leur proposant une autre prise en charge lorsque cela est nécessaire. Et c’est toujours le médecin qui prescrit. »

L’autre intérêt pour les familles est financier. En effet, les soins sont directement pris en charge par l’Assurance maladie : il n’y a pas d’avance à faire. Pour le délai d’attente, « nous étudions les dossiers et tâchons de tenir compte du degré d’urgence de la demande et de la motivation de la famille », précise Nacéra Brik. C’est le seul bémol : il faut compter, en général, dix-huit mois entre la demande et la prise en charge.

 
Mots clés : école , enfants , handicap , santé , solidarité

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