Nouveaux réseaux sociaux : quels dangers pour mon enfant ?


02 février 2017


Vos enfants
Les adolescents sont nombreux à posséder au moins un compte sur un réseau social ! Et pourtant, ils n’ont pas forcément conscience des risques auxquels ils s’exposent. Usurpation d’identité, harcèlement, contenus choquants… la vigilance s’impose.
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Selon une étude de l’association Génération numérique menée en janvier 2016, près de 70 % des filles et 64 % des garçons de 11 à 14 ans sont inscrits sur au moins un réseau social. Le taux avoisine les 90 % entre 15 et 18 ans. 

Snapchat, Instagram, Périscope, sans oublier Facebook et Twitter… les réseaux sociaux attirent les jeunes. Ils aiment y parler avec leurs amis, partager des contenus, des photos, des vidéos… Des activités à première vue anodines. 

Par exemple, l’application Périscope leur permet de retransmettre en direct ce qu’ils filment avec leur téléphone portable, ou de visionner les vidéos des autres partout dans le monde ; idem pour la fonction « live » de Facebook. Snapchat les invite à envoyer ou voir des photos et vidéos qui se détruiront au bout de dix secondes. Sur Instagram, réaliser des vidéos éphémères est également possible depuis peu, même si ce réseau social est basé essentiellement sur la publication de photos. 


« Une fois en ligne, les contenus ont leur propre vie »

Pourtant, Justine Atlan, directrice d’e-Enfance, association de prévention des enfants sur Internet, incite les parents à la prudence, notamment sur la collecte des données personnelles : « Il faut expliquer aux jeunes qu’elles sont utilisées à des fins commerciales. On les incite à se surexposer. Une fois en ligne, les contenus ont leur propre vie. On ne maîtrise pas qui va les voir, comment, ni combien de temps. Les ados ne se rendent pas compte des répercussions. » 

Ainsi, des photos prises lors de soirées, ou envoyées par le petit ami, peuvent se retrouver sur les réseaux sociaux. « Nous recevons beaucoup d’appels de parents qui découvrent les soucis de leur enfant. Celui-ci peut être victime de moqueries, de rumeurs, de chantage à cause de photos ou vidéos prises dans des situations délicates. Il ne sait pas comment régler le problème et a souvent honte d’en parler », prévient Justine Atlan.

En effet, sur Snpachat, les photos ou vidéos sont supposées être éphémères. Mais il est tout à fait possible de dupliquer ces contenus en les photographiant ou en les filmant avec un autre mobile par exemple.
 

« Escrocs, prédateurs sexuels, radicaux… »

De la même manière, il faut sensibiliser les ados au respect de l’autre. « On ne peut pas dire n’importe quoi ou injurier, sous prétexte qu’il y a un écran. Le cyber-harcèlement a toujours un impact », ajoute la directrice d’e-Enfance. Autre point à surveiller : les contacts. Les ados les collectionnent souvent, même s’ils ne les ont jamais vus. « On n’accepte pas les gens que l’on ne connaît pas. Certains sont des escrocs, des prédateurs sexuels, des radicaux... Les ados sont des proies naïves et faciles. »

Les usurpations d’identité arrivent également. Rappelez à votre enfant de bien se déconnecter, de ne jamais donner son mot de passe, même à son meilleur ami. Enfin, les principaux réseaux sociaux proposent de signaler les contenus inappropriés, choquants ou harcelants dont vous êtes victime ou témoin. Apprenez à vos enfants à avoir le réflexe.

 

Contact utile :

Net écoute : 0 800 200 000, appels et services gratuits, anonymes et confidentiels.

 

Mots clés : danger , éducation , enfants , internet , parent

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