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Dyslexie au travail : l’assumer est une force !

« De nombreuses personnes ont honte de dire qu’elles sont dyslexiques et peuvent se sentir seules, constate Justine Vilgrain, une jeune entrepreneuse diagnostiquée dyslexique à 7 ans. Mes débuts dans le monde professionnel ont été compliqués, notamment à cause de l’écriture des e-mails. J’étais constamment dans l’attente que quelqu’un m’aide, jusqu’au jour où j’ai décidé d’assumer à 100 % ma dyslexie. »

Pour Valérie Delande, déléguée générale de la Fondation dyslexie, fondation d'utilité publique francophone basée en Belgique, accepter sa dyslexie au travail peut apporter beaucoup, à une condition : « Il faut aborder la dyslexie de façon positive en mettant en avant ses forces. »
 


Des capacités différentes : créativité et aisance à l’oral

Identifier ses différences et ses atouts est la première étape. « En me comparant avec mes amis, j’ai pu voir que j’avais des capacités différentes et très positives comme un esprit logique, une réactivité élevée, une grande créativité et une aisance à l’oral », confie Justine Vilgrain.

Les cerveaux dyslexiques ont « une manière différente de traiter l’information, avec des points forts en matière de créativité, de résolution de problèmes et de communication », confirme Valérie Delande. Capacité à gérer la complexité, à trouver des moyens innovants, résilience, grande adaptation, intelligence émotionnelle… « autant d’avantages dont les entreprises ont besoin ! », poursuit la déléguée générale de la Fondation dyslexie.

 

Un logo « certifié dyslexique »

Après avoir mis en avant le positif, il s’agit de repérer des outils pour vous aider quotidiennement au travail. « Cela peut être utile d’arriver avec des idées à proposer à l’employeur », conseille Justine Vilgrain.

Pour l’écriture de mails, par exemple, vous avez la possibilité d’intégrer le logo « certifié dyslexique », créé en 2019 par Justine Vilgrain, à votre signature électronique : « Grâce à ce logo, j’ai beaucoup plus confiance pour écrire et ce n’est plus un poids pour moi. Les personnes qui reçoivent mes e-mails sont aussi touchés de voir quelqu’un assumer sa dyslexie. »



Il existe aussi des logiciels adaptés qui aident à la lecture et à l’écrit comme des dispositifs de correction automatique ou de dictée vocale, par exemple. Des lampes à lumière pulsée sont également commercialisées depuis peu et atténuent l’effet miroir* dont souffrent les dyslexiques, pour rendre la lecture plus facile et rapide.

Pour Valérie Delande, c’est aussi à l’entreprise « de confier aux personnes dyslexiques des projets correspondant à leurs talents et de constituer des équipes compatibles et complémentaires ». D’où l’importance de sensibiliser les personnes qui travaillent à vos côtés à ce handicap invisible, encore trop peu pris en compte.

*  c’est cet effet miroir qui entraîne une confusion des lettres b/d ou p/q

 

Pour aller plus loin

« Dyslexie et dysorthographie » sur le site de la Fédération française des dys


Nos articles

« Handicap invisible : faut-il en parler à son employeur ? »

« Les solutions pour combattre la dyslexie »

« Dyslexie, dyspraxie… comment aider les enfants « dys » ? »

« 80 % des handicaps sont invisibles : le saviez-vous ? »
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