|
N ° 144 - L'amour et la famille Partie 1 - Objectiver l'amour Marine Boisson Les politiques sociales et l'amour Une intimité croissante ? Nathalie Bajos, Michel Bozon et l'équipe CSF Transformation des comportements, immobilité des représentations Premiers résultats de l'enquête Contexte de la sexualité en France Maryse Jaspard Au nom de l'amour : les violences dans le couple Résultats d'une enquête statistique nationale Partie 2 - Pratiques sociales Clarice Ehlers-Peixoto Les parents âgés, de la solidarité à la maltraitance Au Brésil, les effets de la re-cohabitation Elisa Jasmin Existe-t-il une place pour l'amour dans l'éducation sexuelle ? Approche comparative entre les Etats-Unis, les Pays-Bas et la France Vincent Garcia Comment garder le lien conjugal et/ou parental Pratiques professionnelles de soutien et de soin Caroline Helfter Quelle prise en charge pour les auteurs de violences conjugales ? D'un arsenal répressif à un accompagnement dans la durée Julien Damon La pensée de... Lise Mingasson (née à Château-Thierry) Partie 3 - (R)évolutions dans la sphère affective et sexuelle ? Wilfried Rault Nouvelles formes d'union, nouveaux rituels Le PACS comme expression d'un engagement privé ? Nicole Belmont "Ma soeur m'a ramassé" Frères et soeurs dans les contes Nicolas Jonas, Marie-Clémence Le Pape, Bérangère Véron Au nom du sang : amour et filiation A l'épreuve de contextes en évolution Arnaud Lerch Normes amoureuses et pratiques relationnelles dans les couples gays Héritage et inventivité ? Isabelle Clair Amours adolescentes Dans des quartiers d'habitat social Michel Bozon Le hasard fait bien les choses Sociologie de l'amour et du couple chez Eric Rohmer Pierre Grelley Sociologie d'un sentiment Bibliographie raisonnée de l'approche sociologique de l'amour Résumé du numéro Si l’amour existe, comment se réalise-t-il au sein de la famille ? Plutôt qu’une approche philosophique ou littéraire de l’amour, Informations sociales a pris le parti de privilégier une approche sociologique de la sexualité et de l’affectivité. Loin de désacraliser l’amour, les contributions réunies dans ce dossier lui reconnaissent une réalité, mais elles confèrent également une importance déterminante aux cadres sociaux – dont les politiques publiques – dans l’orientation des comportements amoureux. L’intervention de l’Etat dans la sphère familiale et de l’intimité n’est pas récente. Ce qui constitue la nouveauté, concernant les visées gestionnaires de l’Etat, est la place de l’amour au fondement des relations familiales. De l’amour, l’Etat prévoit le meilleur et le pire. Dès lors que l’amour se conjugue avec le risque, les aléas de la vie privée deviennent autant de risques sociaux. Jusqu’où est-il envisageable d’accompagner socialement et d’appuyer techniquement les relations affectives et sexuelles ? C’est bien parce qu’il est attendu des biens incomparables de l’amour, que de nouvelles stratégies d’intervention, préventives ou réparatrices, poursuivent l’entretien de relations privées plus « positives » et, c’est le moins, non violentes. |