N ° 141 - Familles et quartiers sensibles
Prix du numéro : 5 €





Sommaire du numéro

Alain Vulbeau : L’approche sensible des quartiers « sensibles »
Patrick Kamoun : Historique du peuplement – Un siècle d’habitat à « bon marché »
Jean-Louis Pan Ké Shon : Portrait statistique des zones urbaines sensibles
Etienne Fabris et Pierre Peillon : Evolutions démographiques des grands quartiers d’habitat social
Jacques Barou : De la difficulté d’élever ses enfants dans un quartier sensible
Bénédicte Goussault : Paroles de parents et de professionnels
Dominique Glasman : « Il n’y a pas que la réussite scolaire ! »
Michel Kokoreff : Du stigmate au ghetto – De la difficulté à nommer les quartiers
Christine Lelévrier : Mobilités et ancrages des familles en Île-de-France
Hugues Lagrange : Les effets de la sociabilité des adolescents
Bénédicte Madelin : Le rôle des femmes-relais – En Seine-Saint-Denis, avec Profession banlieue
Cynthia Ghorra-Gobin : La sous-représentation politique des habitants des quartiers populaires
Cyprien Avenel : La politique de la ville et ses partenaires



Résumé du numéro

« Sensible », la zone urbaine ? « Sensible », le quartier ? Ce qualificatif, qui devrait renvoyer à la perception de la réalité par nos sens, dérape rapidement vers la désignation d’un lieu sans qualité. L’espace « sensible » est alors identifié par ses problèmes sociaux et par la stigmatisation de ses habitants. Comment nommer sans stigmatiser ? Les familles des quartiers adoptent des attitudes et des stratégies (quand l’impuissance ne les saisit pas) afin de préserver leurs enfants de l’influence et de la mauvaise réputation du quartier. Des associations accompagnent leur démarche. Cependant, les dispositifs de la politique de la ville sont eux-mêmes peu perceptibles pour les habitants. Affiner les diagnostics, développer l’écoute, concevoir collectivement les réponses, œuvrer à la démocratie de représentation ouvrent des pistes de réflexion et d’action.