Immobilier : le viager est-il un bon pari ? | caf.fr

Allez au contenu, Allez à la navigation

Caf

Accueil > Vies de famille > Se loger > Immobilier : le viager est-il un bon pari ?

Version imprimable

Abonnement au service d'alerte mél


Renseigner votre adresse mél, votre code postal et cocher les thèmes qui vous intéressent. Vous recevrez une notification à chaque nouvelle publication.



(si vous souhaitez recevoir les articles de votre CAF):



Les thèmes disponibles:


19 Avril 2017

Immobilier : le viager est-il un bon pari ?

Propriétaire
Envisager l’achat d’un bien en viager comprend toujours une part d’incertitude. Héritage d’une époque où les organismes de crédit et le système des retraites n’existaient pas encore, le viager est-il encore d’actualité ? Eléments de réponse.
article_img
L’acquisition d’un logement en viager consiste à acheter le bien sans avoir à payer la totalité du prix à l’achat, moyennant le versement d’une rente mensuelle au vendeur. Le logement reste occupé par ce dernier et l’acquéreur ne peut donc prendre possession du bien qu’après le décès de son occupant.

Le viager a mauvaise réputation : celle d’un pari sur la mort. Il ne représente d’ailleurs que 0,7 % des transactions du marché. Dépassé, le viager ? Le système présente pourtant, en théorie, des avantages pour les deux parties.

Une personne âgée à revenu modeste, surtout si elle est sans héritiers, peut y voir un moyen de toucher un complément de revenus tout en continuant à vivre chez elle. La fiscalité du viager est plutôt à l’avantage du vendeur, puisque seule une fraction de sa rente viagère est soumise à l’impôt sur le revenu.

Le système contribue aussi à diminuer son budget logement : si les réparations courantes et la taxe d’habitation restent à sa charge, c’est l’acheteur qui gère les grosses réparations et s’acquitte de la taxe foncière.

Pour l’acheteur, le viager présente aussi des avantages potentiels. Le système permet en effet d’investir à moindre coût, un logement occupé étant généralement vendu en dessous de sa valeur réelle. Et cela, en fractionnant le paiement du prix d’achat. 
 

« Un part de risque importante »


Pourtant, selon Jean-Michel Chambon, notaire à Limoges, « le système est dangereux. Il faut, pour s’y engager, accepter une part de risque importante. Car si la rente n’est pas payée, le vendeur doit saisir la justice pour faire annuler la vente, une procédure longue, coûteuse et fastidieuse, surtout à un âge avancé. Autre inconvénient majeur : si l’acquéreur veut revendre le bien avant le décès de son occupant, il lui faudra trouver un sous-acquéreur. Or, un logement sous viager en effraie plus d’un. » 

Sachant qu’il faut en moyenne dix-huit mois pour concrétiser une opération, pas étonnant dès lors que l’offre soit très supérieure à la demande. On estime, en effet, que 20 000 vendeurs potentiels en viager seraient en attente.

 
Mots clés : logement , propriétaire , revenu modeste , vieillesse