Des Chiffres et des Lettres


20 Décembre 2017

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Les déterminants de la durée d’accueil en Eaje


 

Afin de mieux connaitre les enfants fréquentant les établissements d’accueil du jeune enfant (Eaje) et leur usage, une expérimentation a été lancée en 2014 : Filoue (fichier localisé des enfants usagers d’Eaje). Un peu plus de 1 000 Eaje situés dans 10 départements se sont portés volontaires pour l’année 2015. En moyenne, les enfants passent presque cinq heures par jour ouvré en Eaje sur l’ensemble du territoire de l’expérimentation Filoue. La densité des communes apparait comme un facteur déterminant du temps d’accueil puisque ce dernier varie entre six heures et quart par jour ouvré à Paris et deux heures et quart dans les communes peu denses. Les enfants dont les parents sont actifs occupés ont également des durées de garde plus importantes. En revanche, les enfants dont la famille perçoit une prestation pour un autre mode de garde formel passent un temps moins long en Eaje par jour ouvré. Enfin, les revenus des parents n’apparaissent pas comme un facteur influençant les temps d’accueil.

 

Lire l’E-ssentiel 174 - Les déterminants de la durée d’accueil en Eaje

L’accompagnement social et ses effets sur les bénéficiaires

Aider les familles dans leur vie quotidienne est la mission de la branche Famille de la Sécurité sociale qui la remplit au moyen non seulement de prestations mais également d’une action sociale déployée par les 2 500 travailleurs sociaux des 101 Caf. Documenter la façon dont l’accompagnement social des Caf agit sur les bénéficiaires et les mécanismes par lesquels il peut transformer leur situation est devenu incontournable dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint. La Convention d’objectifs et de gestion (Cog) 2013-2017 liant l’Etat et la Cnaf souligne la nécessité pour la branche Famille d’investiguer les effets de l’accompagnement social sur ses bénéficiaires. L’injonction à démontrer l’efficacité de l’action des travailleurs sociaux des Caf s’inscrit dans un mouvement plus large où l’intervention publique dans tous les domaines doit faire preuve de son efficacité et de son efficience. De la même façon, les Caf ne sont pas épargnées par la crise de sens et de légitimité qui caractérise le travail social dans son ensemble, en lien avec la hausse de la précarité et de la pauvreté, les transformations de la famille, le délitement du lien social, l’empilement des dispositifs, la segmentation croissante des publics, la pression des logiques gestionnaires et de guichet, etc. C’est dans ce contexte que la Cnaf étudie les effets de l’accompagnement social des Caf. Avant de mobiliser des équipes de recherche dans le cadre d’un appel à propositions de recherche, la Cnaf a souhaité faire réaliser une revue de littérature sur les effets de l’accompagnement social réalisé par les Caf mais aussi par toute structure susceptible d’effectuer un accompagnement social. Les objectifs : recenser l’ensemble de la littérature française et étrangère produite depuis une vingtaine d’années sur l’impact de l’accompagnement social sur les publics qui en bénéficient. Une mission confiée à une équipe de chercheur-e-s de l’Association de promotions des expérimentations sociales (Apex) qui s’est livrée à une compilation raisonnée de nombreuses références.
 

Lire le dossier d’étude 195- L’accompagnement social et ses effets sur les bénéficiaires

 

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