Sécurité sociale étudiante : à vous d’assurer maintenant !


03 Octobre 2017


Suivre des études
C’est l’un des rituels de la rentrée. En s’inscrivant dans un établissement d’enseignement supérieur, les jeunes de plus de 16 ans doivent souscrire une mutuelle étudiante. Celle-ci prend alors le relais de l’Assurance maladie. Explications.
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En 2016, 15 % des étudiants ont dû renoncer à se faire soigner pour des raisons financières. On l’oublie parfois lorsqu’on est jeune et en pleine forme, mais nul n’est à l’abri d’un accident de la vie ou d’un ennui de santé. Mieux vaut alors être bien couvert, car la facture peut grimper vite, notamment en cas d‘hospitalisation.

A partir du moment où il a le statut étudiant, tout jeune de 16 à 28 ans cesse de dépendre de la couverture sociale de ses parents. Il doit choisir un organisme de Sécurité sociale étudiante parmi la mutuelle des étudiants (Lmde) – qui est nationale et gérée par l’Assurance maladie –, et le réseau Emevia, constitué de dix mutuelles régionales, comme, par exemple, la Smeno dans le Nord ou la Smerep en région parisienne.

« Quel que soit l’organisme choisi, les prestations sont les mêmes et la cotisation identique : 217 euros pour l’année scolaire 2017-2018, payables en trois fois », indique Karine Evanno, responsable communication de la Smeno. Elle précise : « Les boursiers et les étudiants de moins de 20 ans dont les parents sont salariés, fonctionnaires, demandeurs d’emploi ou exploitants agricoles, en sont exemptés. »

D’autres exceptions à l’obligation d’affiliation existent. Sont ainsi dispensés les étudiants salariés ou ayant-droits d’un conjoint non étudiant, les enfants d’agents Sncf, de travailleurs non salariés ou de militaires.
 

Garanties adaptées


« Pour leur complémentaire santé, les étudiants peuvent rester couverts par le contrat de leurs parents, explique Karine Evanno. C’est d’ailleurs le cas de 59,6 % d’entre eux. Ils peuvent aussi opter pour les contrats facultatifs proposés par leur mutuelle étudiante. »

Ces contrats ont l’avantage de proposer des garanties adaptées au public étudiant, comme l’accès à des services experts en santé ou à des tchats sur les dépistages, sans oublier la prise en charge des vaccins et médicaments antipaludéens utiles aux voyageurs, ou encore l’accès à des réseaux de soins à bas prix en optique et dentaire.

Pour faire le bon choix, il ne faut pas hésiter à faire des comparatifs, à partir de critères comme l’application du tiers-payant ou l’absence de délai de carence pour les soins coûteux. Sans complémentaire santé, un assuré doit payer de sa poche le ticket modérateur, soit 25 % de ses dépenses de santé en moyenne. Mais parfois beaucoup plus, notamment pour les soins dentaires et équipements optiques. Alors ne perdez pas de temps et renseignez-vous vite ! 
 

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Mots clés : Assurance maladie , études , étudiant , jeunes , santé

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